LA FNARS ÎLE-DE-FRANCE ET LE DALO LOBBYING, ACCOMPAGNEMENT DES ASSOCIATIONS... CONTINUONS À NOUS IMP

Depuis son lancement en 2008, la FNARS IDF suit de près la mise en oeuvre du DALO dans la région. Malgré les résultats très insuffisants en termes de relogements après six ans, elle maintient son implication, car elle constate les avancées que cette loi a permises : réelle mobilisation du contingent préfectoral, de celui d’Action Logement, évolution des pratiques des bailleurs sociaux... Ne plus faire usage de ce droit comporte le risque du désengagement de ces acteurs, et celui de laisser à penser que les besoins urgents en logement ne sont pas si importants...

Ainsi, la Fnars IdF participe au groupe de travail Île-de-France du comité de suivi DALO, organe officiel de suivi du respect de la loi, chargé d’alerter le ministère sur les difficultés de mise en œuvre. Elle a par exemple activement alimenté le comité sur les dysfonctionnements des COMED, ce qui a permis des recadrages. Depuis 2008 la Fnars IdF organise en parallèle des rencontres associatives régionales, afin de comparer les pratiques et de définir une stratégie régionale pour améliorer l’effectivité du DALO.

Elle impulse et co-anime, en lien avec ses partenaires franciliens de la Fondation Abbé Pierre, de la FAPIL et du Secours Catholique, des comités de veille associatifs départementaux. Ceux-ci ont impulsé des actions concrêtes comme le montage d'une permanence d'accompagnement aux recours indemnitaires à Paris, des rencontres régulières avec les services de l'État permettant d'avancer sur les dysfonctionnements (92,94), ou encore des formations de travailleurs sociaux, dans lesquelles elle intervient régulièrement.

Violaine Pinel

LES EFFETS INDÉSIRABLES DU DALO

L’association Accueil, logement, jeunes mères (ALJM) a vécu le DALO comme une avancée pour la reconnaissance de l’accès au logement des personnes les plus en difficulté et les a encouragées à constituer le dossier.

Depuis vingt-cinq ans, l’association a établi un partenariat avec une dizaine de bailleurs, pour faciliter l’accès au logement des familles accueillies, en prenant en compte l’ancrage dans la ville et la particularité des situations. Alors que la labellisation DALO nous semblait être un plus dans le traitement des dossiers par les bailleurs, ceux-ci nous renvoient vers la DRIHL, qui de toute façon n’a pas les moyens de répondre à nos demandes particulières, ainsi :

  • - la difficulté à faire traiter les dossiers des familles ayant un accompagnement relevant du Conseil général et réclamant un bail glissant ;

  • - l’arrêt de l’attribution d’un logement adapté à la situation de la famille. Ex. : une famille accompagnée depuis trois ans, pour laquelle le suivi médical d’un des enfants a mis un an à se mettre en place, peut être relogée dans une ville où les services nécessaires au suivi de l’enfant n’existeront pas. Un espoir : que les services de la DRIHL et ceux des bailleurs puissent se rappro- cher pour trouver une solution la plus adaptée, aux situations des familles accompagnées par notre centre maternel. À quand la table-ronde réunissant le Conseil général et l’État pour construire ensemble des solutions d’accès au logement adaptées aux parcours des familles que nous accompagnons.

​Françoise Carayon

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