Roms en ville et clichés : les Roms ne sont pas sédentaires, vivent en communauté en marge la sociét

Lorsque l’on parle des roms, on pense la plupart du temps aux habitants des bidonvilles des périphéries urbaines. Ce n’est qu’une partie, visible, des roms qui vivent en France. On estime entre 15 à 20 000 le nombre de Roms roumains et bulgares en situation précaire en France, dont la moitié en Île-de-France. D’autres Roms vivent en France dans des conditions normales, sans être visibles et sans que leur accès à l’habitat ne pose question.

Les familles que nous accompagnons dans le cadre d’une maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (MOUS), depuis plus de deux ans, ont découvert les caravanes en arrivant à Montreuil sur le dispositif d’hébergement d’urgence. Ces familles originaires de Roumanie, ont immigré en Seine-Saint-Denis pour des raisons économiques, il y a une dizaine d’années. Avec le régime spécifique d’accès à l’emploi imposé par les mesures transitoires, l’accès à un titre de séjour et à un statut légal relève du parcours du combattant dans un contexte politique tendu à l’égard des Roms.

Les préjugés sont tenaces et freinent leur insertion. Cela se répercute au niveau de leur accès à l’habitat, pourtant le travail social n’est pas différent parce qu’il s’agit de familles Roms. Certaines familles entrent dans le cadre classique de l’accompagnement lié au logement, d’autres néces- sitent des solutions alternatives (achat de terrain et installation de caravanes, auto-réhabilitation de loge- ments...) d’autres ont quitté d’elles-mêmes le dispositif pour accéder directement au logement privé.

De notre point de vue, l’accès à l’habitat se construit à partir du projet individuel de chaque famille. Le «problème Rom » est constitué avant tout par la précarité et les bidonvilles. Il disparait lorsque les familles accèdent au logement.

L’équipe du Site d’accueil et d’hébergement d’urgence (SAHU) de l’ACSC Cité Myriam

Sélection d'articles

Contactez nous :

01 41 58 61 45

© 2012 par Interlogement93

Newsletter: