Appel à « promoteur » Le projet pause toit

Accueillir durant trois mois des jeunes en rupture familiale et les accompagner vers des solutions d’hébergements pérennes.

Défini par les salariés d’associations membres d’IL93 participant à la Commission pour le logement, « Pause toit » est destiné à l’accueil des jeunes de 18 à 25 ans en situation de rupture familiale, suivis par un travailleur social du réseau associatif.

Partant du constat qu’une situation de rupture familiale peut entraîner de l’errance sociale,l’offre de soutien doit être réactive et adaptée à ce public pour prévenir les risques de dérives de toute nature. Il s’agit de proposer un hébergement d’urgence permettant d’assurer la continuité du suivi social et du parcours d’insertion.

Une alternative à la rupture d’hébergement : pour permettre la gestion de la situation de crise et pour trouver des solutions pérennes.Le projet concerne des jeunes célibataires et sans enfants, originaires de la Seine-Saint-Denis, orientés par un travailleur social qui reste le référent principal. Il consiste à créer une struc- ture regroupant une dizaine de petits logements, situé dans un quartier « neutre » (non stigmatisant) en zone urbaine et facilement accessible par les transports en commun. Cette localisation « neutre » doit être la croisée géographique des associations impliquées dans le projet. Ce projet pourrait être l’extension d’un CHRS.

Le projet social

Une structure d’accueil et d’hébergement pour une durée de trois mois, renouvelable une fois après évaluation. Ce temps doit permettre au jeune de se poser afin de prendre le recul nécessaire quant à sa situation, non pas de s’installer à long terme mais de se mobiliser sur son projet et de s’orienter vers une solution pérenne.

Les jeunes concernés ont besoin de se reconstruire sur le plan social et il apparaît important d’aménager des espaces collectifs où ils puissent partager des moments de vie, des informations, etc. ainsi que préparer et prendre leur repas.

Le travailleur social prescripteur reste le référent du jeune pendant toute la durée de son séjour, il en est le garant et poursuivra ce suivi au-delà de sa prise charge par la structure. Il convient de préciser que la famille peut être associée au pro- jet d’accueil du jeune en fonction de sa situation et de sa volonté.

Le public accueilli : des jeunes présentant un degré d’autonomie suffisant pour poursuivre une démarche d’insertion.

Dix places : dont une réservée à l’urgence (115, Samu, police...) et cinq prioritaires pour des jeu- nes filles ou femmes en rupture.

Les jeunes accueillis sont dans une dynamique d’insertion, ils continuent, reprennent ou mettent en place un projet de vie. Ils sont volontaires et demandeurs.

Dans le cadre de l’accueil, chaque jeune devra, avec l’aide du personnel accueillant:

> entretenir son espace privé et les parties collectives

> gérer son hygiène personnelle

> participer à la préparation des repas

> participer financièrement à son accueil au prorata de ses ressources

La structure

> Dix studettes meublées, avec salle de bains et toilettes.

> Un espace collectif avec une cuisine aménagée.

> Une salle à manger et un salon détente.

Un bâtiment de 350 m2 à 400 m2 comprenant au maximum :

> Dix studettes de 15 à 17 m2.

> 100 m2 d’espace collectif (y compris cuisine et espace de stockage pour l’alimentation)

> Un bureau pour l’équipe d’encadrement. 2 Un espace de stockage pour les bagages.

fonctionnement

Les modalités d’accueil et le règlement intérieur sont à définir par l’organisme porteur du projet. Deux types d’équipe d’encadrement sont envisageables :

Un(e) maître(sse) de maison à temps plein présent(e) en journée, un travailleur social à temps plein, une équipe de veilleurs de nuit (prestataires externes), un cadre d’astreinte. Un couple d’hôtes résidant sur place, un tra- vailleur social et d’un cadre d’astreinte. L’équipe est garante du bon fonctionnement, du respect des règles et travaille en lien avec les dif- férents acteurs sociaux.

L’aide à la gestion locative sociale (AGLS) est à mobiliser.

Le conventionnement ALT (aide au logement temporaire) est à négocier avec le préfet pour l’ensemble des studettes.

Le projet Pause toit résulte d’une analyse de si- tuations rencontrées et du manque de réponses adaptées. Il présente un intérêt indéniable, toute la difficulté réside dans sa mise en œuvre.

Le Conseil d’administration a décidé de soumet- tre le dossier à l’AFFIL (association francilienne pour favoriser l’insertion par le logement) dont la vocation est de développer des synergies entre les acteurs franciliens de l’habitat et de l’inser- tion par le logement.

Les premiers contacts pris montrent qu’il convient de présenter un dossier plus étayé.

comment mener à bien un tel projet ?

Qui peut promouvoir ce projet ? Quelles associations ou groupements d’associations peut se l’approprier, le porter pour le proposer à un maître d’ouvrage (collectivité territoriale, organisme HLM, bailleur social...) susceptible de le réaliser ?

La pertinence d’un tel projet doit être démontrée à plusieurs niveaux. Il doit être actualisé par une évaluation des besoins quantitatifs. En termes d’accompagnement social, si ce projet constitue un chaînon manquant dans l’ensemble des structures d’hébergement existantes, il convient également d’affiner les besoins qualitatifs. Ces éléments ont une incidence sur la localisation potentielle qui dépend aussi de l’association (ou des associations) porteuse(s) du projet ainsi que les équipes utilisatrices de la structure créée. Car, si l’idée exprimée dans le projet de situer ce lieu d’accueil « à la croisée géographique des associations » est importante, comment s’organisera la gestion de la structure ?

La localisation est aussi déterminée par l’opportunité foncière. En termes de bâtiment, la structure s’apparente à un foyer d’hébergement à une maison d’accueil ou à une maison relais... Ne pourrait-on parler de gîte d’étape ? Différentes formes de bâtis sont donc envisageables : un gros pavillon ou un petit immeuble existant à transformer et aménager, les studettes réparties dans un immeuble existant ou incluses dans un programme de logements neufs type résidence pour étudiantes, un petit immeuble neuf réservé à cet usage exclusif, l’extension d’un bâtiment existant... Ces différentes formes de construction et/ou d’aménagement sont, elles aussi, déterminantes.

En résumé Pause toit est un « projet-essai » à transformer, pour gagner une nouvelle struc- ture d’accueil adaptée au public jeune en rupture familiale. Responsables et gestionnaires, le défi est à relever !

Marie-Claude Vachez

Présidente de l’AIS93

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