top of page

35 ans

logo_tall_transparent petit.png.png
6813cb2a-a0ae-4086-a773-00a0d1e91873.jpg

Répondre à l’évolution des besoins des jeunes 18-25 ans, notamment celles et ceux issu.e.s de l’ASE

Cet atelier a été victime de son succès et a mobilisé de nombreux professionnels.

Présentation des demandes auprès du 115 et du SIAO insertion des jeunes âgés de 18 à 25 ans (chiffres 2023)
 

  • Concernant les appels directs au 115 de cette tranche d’âge :  10,87% des demandeurs de mise à l’abri sont des personnes isolées différentes.

17, 62% sont des ménages (2 personnes et plus) différents.

64% étaient des femmes.

L’âge moyen des jeunes demandeurs de mise à l’abri via le 115 est de 23 ans.

 

  • Concernant les demandent via le SI-SIAO :

Côté SI-SIO, 14,97% en personnes différentes étaient des jeunes. 24,03% en ménages différents. Les femmes représentaient 48% de ces demandeurs et 52% des hommes. L’âge moyen des jeunes demandeurs au SIAO insertion est de 21 ans.

Les principaux prescripteurs sont les services sociaux et les gestionnaires du logement adapté/accompagné (FJT notamment pour l’accès au logement via Syplo).

 

121 places d’hébergement spécifiques jeunes répartis sur 4 dispositifs (ALJT, Le Cos, Aurore, Casp/Arapej). 1 500 logements FJT à destination des jeunes. Il n’existe plus de réponse spécifique pour les jeunes côté 115 sur la mise à l’abri.

Les publics prioritaires via le SIAO sont :

  • Les femmes avec enfant(s) de - 3mois

  • Les femmes enceintes de plus de 6 mois

  • Les femmes victimes de violence

  • Les personnes rencontrant de graves problématiques sanitaires
     

Extraits des interventions de la salle :

Mélanie (service de prévention spécialisé) évoque qu’elle est confrontée à des jeunes qui dorment dans leur voiture à la suite d’une fin de PEC ASE et qu’ils ne trouvent pas de réponse auprès du 115. Elle propose qu’il y ait un N° de téléphone d’urgence dédié au public jeune.

 

Equipe mobile santé précarité : « Concernant les jeunes de l’ASE migrant (ex MNA), le droit au retour n’est pas si simple et n’est trop souvent, pas pris en compte ».

 

Présentation du CEJ-JR
 

Aminata présente les modalités de sollicitation de la Cellule de mobilisation et d’appui CEJ-JR (contrat engagement jeune – jeune en rupture) du SIAO 93. Ce co-accompagnement permet la facilitation de l’accès à une orientation du SIAO aux jeunes issus de l’ASE, de la PJJ et accompagnés par les missions locales dans le cadre du CEJ.

 

Présentation de l’étude PIPASE
 

Il est souligné une évolution positive concernant le droit au retour ainsi que sur la coordination entre le CD et le SI-SIAO.

  • Parmi la file active du SIAO Insertion, 23% des jeunes venaient de l’ASE ; 5% pour le SIAO

  • Parmi les jeunes ayant eu recours au SIAO Insertion, 31% étaient des anciens de l’ASE ; 4% pour le SIAO.

  • Différences de parcours entre les jeunes MNA et les jeunes non-MNA, ainsi qu’entre les jeunes ayant bénéficié d’un CJM (plus de probabilité de se trouver dans des centres d’hébergement ou des logements accompagnés) et ceux ayant quitté l’ASE à 18 ans (plus de risque de se retrouver dans des situations de rue ou d’hébergement chez un tiers)
     

Plusieurs questions demeurent : Comment identifier les publics qui vont être le plus en difficulté à leur sortie ASE ?
 

Comment répondre aux besoins face à l’augmentation des personnes en difficulté psychique ?
 

Extraits des interventions de la salle :

Jean-Christophe de l’ALJT évoque qu’il y a environ 10 ans, les CJM couvraient la période des 18 à 21 ans alors qu’aujourd’hui ce sont des contrats plus courts. Cela a pour conséquence auprès des ALJT de « déplacer » les personnes d’un contingent à l’autre (ASE au SIAO) ce qui freine les capacités d’entrée via le SI-SIAO.

« Les problèmes psychiques ne sont pas pris en compte pour les ex-MNA car l’axe de travail qui est prioritaire, est l’accès à l’emploi pour la régularisation ».

Stéphanie du Conseil départemental (ASE) évoque que 90% de CJM sont fait à 18 ans si il y a une demande du jeune. De plus, le droit au retour est mis en place et est pris en compte.

 

 

Présentation du Logement d’abord
 

Cindy et Evelyne présentent ce dispositif qui a pour intérêt de s’adapter à chaque jeune, de faire du sur mesure et d’avoir une démarche « d’aller vers ». L’accompagnement proposé a pour objectif de travailler sur l’autonomie des jeunes, tout en étant présent pour eux, sans créer de la dépendance envers les travailleurs sociaux.

Présentation Association Médée

Formation auprès des professionnels sur les violences faites aux femmes, prévention en FJT sur la question du sexisme et des violences, stages de responsabilisation dans les prisons. Accompagnement des jeunes femmes victimes de violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales, et en situation de prostitution. Travail sur la santé mentale des jeunes, l’autonomie, le psychotrauma.

Est également proposé un lieu d’accueil pour les femmes âgées entre 15 et 25 ans, victimes de violences.

Présentation d’Asthériia (par Katia Baudry), dispositif de l’association Aurore :

Prise en charge de la prostitution de jeunes et très jeunes mineurs, particulièrement en-dessous de 15 ans (entre 12 et 22 ans). Travail majoritaire avec les jeunes en fugue, qui n’ont plus de lien avec les institutions. Utilisation de Snapchat avec un compte professionnel pour faciliter le contact avec les jeunes qui ont du mal à parler de la sexualité et intimité, particulièrement les violences, avec des inconnus. 80 accompagnements renforcés. Formations sur l’exploitations sexuelle (4 à 5 jours). Travail du CJM Santé avec les inspecteurs de l’ASE pour travailler sur les traumas, particulièrement après 18 ans. La fugue ne pourra pas être empêchée car reproduction du traumatisme de la séquestration : les jeunes trouveront toujours un moyen de fuguer car ils sont sous emprise (ex : sauter du 4e étage).

2,5 signalements par semaine au Parquet concernant la prostitution des mineurs en Seine-Saint-Denis. L’âge moyen est de 14 ans, il était de 16 ans en 2015.

Asthériia propose également un soutien technique auprès des équipes enseignantes et commencent à intervenir dès la primaire (CM1 ; CM2) car il est constaté que les victimes sont de plus en plus jeunes.

La loi Taquet est un premier pas dans l’accompagnement des jeunes, particulièrement des jeunes de l’ASE, mais la temporalité constitue une limite majeure des dispositifs d’accompagnement. Besoin d’un accompagnement adapté aux profils des jeunes car différences de maturité et différences de temporalités.

 

 

Conclusion de l’atelier :

L’ensemble des participants s’accorde à dire que le besoin d’adapter la temporalité de nos accompagnements est un point commun à tous et qu’il est nécessaire de la prendre en compte en fonction des problématiques et des besoins des personnes (vulnérabilité ; besoin de soins ; régularisation administrative ; insertion professionnelle ; accès à l’autonomie …). Au sein d’Interlogement93, nous pouvons travailler sur ces difficultés et ces orientations en transversalité, au-delà des silos induits par les politiques publiques (ASE + AHI par exemple).

bottom of page